Après des études de mathématiques, elle a commencé sa carrière dans un domaine qui n'existait pas encore vraiment : l'informatique. Elle a rejoint le prestigieux MIT (Massachusetts Institute of Technology). C'est là qu'elle a dirigé la division d'ingénierie logicielle et a même inventé le terme "software engineering" (ingénierie logicielle) pour donner à cette nouvelle discipline la reconnaissance et la rigueur qu'elle méritait.
Ses premiers pas dans le code
Avant son travail sur Apollo, Margaret Hamilton a contribué à des projets majeurs. Entre 1961 et 1963, elle a travaillé sur le système de défense aérienne SAGE (Semi-Automatic Ground Environment), l'un des premiers réseaux informatiques à grande échelle, pour détecter et intercepter les menaces. Elle a également programmé des simulations météorologiques pour le professeur Edward Lorenz, le père de la théorie du chaos, démontrant déjà sa capacité à aborder des problèmes complexes.
Margaret Hamilton travaillant sur le code du programme Apollo. - NASA
Quelques mots clés pour comprendre son travail :
- Logiciel (software) : L'ensemble des programmes qui permettent à un ordinateur de fonctionner.
- Algorithme : Une suite d'instructions pour résoudre un problème, comme une recette de cuisine.
- Bug : Une erreur dans un programme qui l'empêche de fonctionner correctement.
En tant que femme dans un milieu très masculin, Margaret a dû faire face à de nombreux obstacles. Mais son esprit d'équipe, sa méthode rigoureuse et sa détermination lui ont permis de surmonter ces difficultés.